Téléchargez ci-dessous le dossier spécial du numéro de novembre / decembre 2005 des Actualités Scientifiques au Royaume-Uni.
Le Wellcome Trust est né en 1936 à la mort de Sir Henry Wellcome : dans un testament rédigé en 1932, il conféra la totalité du capital de la compagnie pharmaceutique (The Wellcome Trust Foundation Limited, qu’il avait fondée un demi-siècle plus tôt) à des administrateurs individuels, dont la tâche fut alors de dépenser les bénéfices selon ses dernières volontés.
1.1 Les débuts
Né aux Etats-Unis en 1853, Henry Wellcome fut invité à s’installer à Londres en 1879 par un ami d’université, Silas Mainville Burroughs, dans le but de co-fonder une compagnie pharmaceutique, Burroughs Wellcome & Co, visant à promouvoir une nouvelle forme de pilules compressées. Après le décès de ce dernier en 1895, la compagnie pharmaceutique prit de l’essor sous le leadership d’Henry Wellcome. En pionnier et visionnaire, Henry Wellcome érigea quelques années plus tard des laboratoires de recherche en parallèle à la compagnie pharmaceutique existante et embaucha les meilleurs scientifiques de l’époque. Le concept de recherche et développement associé à l’industrie pharmaceutique, fréquent et classique de nos jours, était loin d’être commun au début du 20ème siècle. En 1924, il rassemblait l’ensemble de ses activités commerciales et non commerciales sous une seule structure, la Wellcome Foundation Limited et en 1932, il imagina le Wellcome Trust qui ne fut fondé qu’après sa mort en 1936.
Anobli en 1932, il reçut également le titre honorifique de Fellow du Royal College of Surgeons of England. D’autre part, collectionneur passionné de tout objet relié de près ou de loin à la médecine, Henri Wellcome avait l’idée ambitieuse de créer un « Musée de l’Homme » illustrant le passé médical de l’humanité. Cette idée a été reprise en partie grâce à la Wellcome Library.
1.2 Les laboratoires de recherche
Les Wellcome Physiological Research Laboratories (WPRL) ouverts en 1894 et les Chemical Research Laboratories, deux ans plus tard, étaient rassemblés sous l’unique structure des Wellcome Research Laboratories. Henri Wellcome considérait la recherche scientifique comme une fin en soi, ne plaçant la fonction commerciale de ses laboratoires qu’en seconde position.
En 1900, lors d’un voyage au Soudan alors ravagé par la guerre, Henry Wellcome fut tellement choqué par les ravages de la maladie et de la misère qu’il créa les laboratoires de recherche Wellcome Tropical Research Laboratories basés à Khartoum. La qualité de la recherche menée dans ces laboratoires est démontrée par le fait que des découvertes du début du 20ème siècle servent encore de référence aujourd’hui dans le domaine de l’hygiène et de la médecine tropicale. En parallèle, des laboratoires flottants furent mis en place permettant à des équipes de recherche de travailler le long du fleuve Nil et d’analyser des échantillons localement.
En 1901, les laboratoires ont été reconnus par le 1876 Cruelty to Animals Act, une loi autorisant des scientifiques préalablement formés à entreprendre des études impliquant l’expérimentation animale. A Londres, Henri Wellcome mit en place le Bureau of Scientific Research dédié à l’étude de la médecine tropicale. Finalement, les laboratoires de médecine tropicale furent intégrés sous la tutelle commune des Wellcome Research Laboratories, qui devinrent la branche R&D de Wellcome plc en 1986.
Depuis leur création, l’ensemble de ces laboratoires a permis d’accroître les connaissances scientifiques fondamentales et apporté de nombreuses améliorations dans le traitement des maladies. On peut citer par exemple l’amélioration de la production d’anti-toxines chez le cheval visant à traiter la diphtérie ou le tétanos ou le développement du vaccin contre la fièvre jaune.
2.1 Mission
La mission du Trust est d’encourager et de promouvoir la recherche dans le but d’améliorer le bien-être et la santé humaine et animale. Pour ce faire, le Trust cherche à accroître les connaissances relatives au développement de la science et de la médecine et à l’impact de la recherche sur la population et la société d’aujourd’hui.
La mission du Trust reflète les volontés de son fondateur telles qu’elles furent rédigées dans son testament. D’une manière générale, cela lui permet une flexibilité de réponse aux besoins médicaux et/ou opportunités scientifiques pouvant être soulevés à tout moment. Son indépendance lui permet aussi bien de s’attaquer à des priorités immédiates que de mettre l’accent sur des perspectives à long terme en soutenant une recherche pouvant être utile aux générations futures.
2.2 Gouvernance
Le Wellcome Trust est une organisation caritative indépendante de dotation privée (numéro d’inscription 210183), gouvernée par une constitution qui n’est autre que la mise à jour et la modernisation des volontés initiales rédigées dans le testament du fondateur en 1932.
Cette constitution a pour rôle de clarifier les attributions du Trust et la manière de les aborder. Rédigée en étroite collaboration avec la Charity Commission (commission du Trust), après un temps de consultation du public et entérinée en 2001, elle met en place les limites au sein desquelles le Trust peut travailler (par exemple le type de recherche scientifique autorisé et pouvant être soutenu ou le type d’investissement autorisé) ; elle reflète les nouveaux défis et possibilités qui ont émergé au cours des dernières décennies ; elle établit la base de la déclaration de la mission du Trust ; elle définit les processus de prise de décisions, la possibilité de déléguer cette activité depuis le conseil des membres vers les comités d’administrateurs ; elle couvre les questions telles que les conflits d’intérêts et la rémunération des membres du conseil de gestion ; pour une lecture complète de la constitution, se référer à : http://www.wellcome.ac.uk/ assets/wtd002746.pdf
Le Wellcome Trust ne possède qu’un seul administrateur, la compagnie de cautionnement Wellcome Trust Limited (numéro d’inscription 2711000), formée de membres mais pas d’actionnaires. Il s’agit d’un statut souvent utilisé par des organisations à but non lucratif ayant besoin d’un statut corporatif.
2.3 Organisation
Le conseil de direction est constitué de membres nommés pour une période de quatre ans : sommités scientifiques, médicales, juridiques, commerciales et de la vie publique. Ces membres se réunissent de façon bimestrielle en plus d’une réunion annuelle durant laquelle ils établissent la stratégie et les plans de financement prospectifs des années à venir. De leur côté, les comités scientifiques de financement ont autorité pour l’allocation de bourses de recherche.
2.4 L’organigramme
Le comité exécutif des managers se compose de 14 dirigeants hauts placés répartis au sein des différentes divisions de la fondation, au nombre de sept :
• le conseil d’administration est constitué du bureau du directeur, des unités communication, politique et stratégie, et juridique ;
• le service de financement des projets scientifiques s’occupe de la gestion et développe le portefeuille du Trust en terme de recherche ;
• la section transfert de technologies facilite le développement des projets en phase précoce afin de maximiser l’impact de l’innovation de la recherche sur les soins de santé ;
• la section Histoire, société et médecine encourage la compréhension de la médecine et de son rôle dans la société, aussi bien dans le passé, que dans le présent ou l’avenir ;
• le service financier gère les finances de la fondation en jouant le rôle de consultant auprès des décideurs pour aider les processus de prise de décision au sein de la fondation et en s’assurant que toutes les contraintes financières et légales soient respectées ;
• la section des ressources couvre les ressources humaines, la gestion des infrastructures et des systèmes informatiques, la stratégie de gestion d’information, la gestion du Wellcome Genome Centre et du South Field Project actuellement en développement ;
• la section investissement s’occupe de la gestion des biens de la fondation.
2.5 Stratégie du Wellcome Trust
2.5.1 Stratégie du Trust à 5 ans
Le Trust reconnaît depuis toujours l’importance d’encourager et de soutenir la recherche sur le moyen ou le long terme. C’est avec cette vision que le Trust s’est engagé, entre 2000 et 2005, à collaborer avec le gouvernement britannique pour aider à la revitalisation de l’infrastructure de l’université et au renforcement de la recherche clinique. Ceci a permis d’obtenir des résultats importants, notamment concernant la contribution à la cartographie détaillée du génome humain (Human Genome Project). Les programmes scientifiques ont été restructurés, recentrés et les services de transfert de technologies renforcés. Au cours de la même période, le soutien à long terme de programmes de grande envergure à l’étranger a permis d’améliorer la compréhension de maladies ayant un effet dévastateur dans les pays en développement.
L’année 2005 a vu la publication d’un nouveau plan stratégique pour les cinq années à venir, « 2005-2010 Making a difference », dans lequel le Trust présente ses missions et objectifs, au nombre de six :
• soutien à la recherche pour faire progresser la compréhension des pathologies dans un contexte sociétal ;
• soutien au développement et à l’utilisation de ces connaissances pour améliorer la santé ;
• diffusion des connaissances au sein de la société dans le but de créer un climat d’information grand public au sein duquel la recherche biomédicale peut prospérer ;
• soutien à la communauté scientifique et aux chercheurs pouvant contribuer à la progression et à l’utilisation des connaissances ;
• promotion des meilleures conditions pour mener des projets de recherche et utiliser les connaissances acquises ;
• développement de la fondation du Wellcome Trust en s’assurant que les ressources sont utilisées de manière efficace.
Par ailleurs, le Trust souhaite pouvoir conserver une certaine flexibilité afin, d’une part, de répondre dans les plus brefs délais aux meilleurs projets de recherche émanant de la communauté scientifique et, d’autre part, d’apporter le soutien le plus approprié en fonction des besoins émergents : un budget à hauteur de 10 % des dépenses annuelles est ainsi fléché pour ce genre d’initiatives. Parmi les autres priorités du Trust, on peut noter le souhait d’augmenter le soutien à la recherche clinique et à la formation pour s’assurer que la recherche apporte des bénéfices au plan de la santé humaine. Grâce à son indépendance et à la taille de son budget, le Wellcome Trust est aussi capable d’agir comme catalyseur d’innovation, de montrer une vision à long terme et de s’engager financièrement comme le ferait un investisseur privé avec les risques que cela encourt.
Par ailleurs, le Trust va s’appuyer sur le succès de ses financements internationaux, continuer à jouer un rôle important dans la diffusion de la culture scientifique auprès du public et développer de nouvelles initiatives pour faciliter et accélérer le nombre de projets de recherche dirigés par des cliniciens, des scientifiques du secteur industriel ou encore des décideurs politiques.
2.5.2 Politique du Trust
L’Unité politique et stratégie est responsable de la mise en place de la stratégie du Trust et joue le rôle de consultant grâce à l’analyse, la recherche et le conseil apportés sur tout type de questions relatives à l’évaluation ou la politique même du Trust.
• Le positionnement du Trust
Le Trust publie officiellement sa politique et ses positions sur un certain nombre de sujets plus ou moins phares ou sensibles. Les scientifiques souhaitant déposer un dossier de demande de financement de projets de recherche sont invités à lire attentivement ces positions. Les points abordés incluent la recherche médicale impliquant l’expérimentation animale ; l’accès aux ressources bioinformatiques ; la recherche biomédicale liée au risque terroriste ; la recherche sur le cancer ; les médecines alternatives et complémentaires ; les accords de consentement et de partage des bénéfices financiers (dans le cas de recettes émanant de propriété intellectuelle) ; les coûts économiques totaux au sein des universités ; les bonnes pratiques environnementales ; la publication des données du génome ; les pratiques de bonne recherche ; la réponse à des accusations de mauvaise utilisation de la recherche ; la recherche impliquant des participants volontaires humains ; les brevets et la propriété intellectuelle ; la gestion des risques en collaboration avec le Biotechnology and Biological Research Council (BBSRC) et le Medical Research Council (MRC) ; les questions de confidentialité et d’évaluation par les pairs ; la recherche impliquant des personnes dans les pays en développement ; l’open access et la publication des résultats de recherche ; le financement de projets recevant des financements de compagnie de tabac. (Pour plus d’information, voir http://www.wellcome.ac.uk/doc_wtd015295.html)
• Positionnement sur des questions sensibles
La recherche dans des pays en développement
Le Trust finance de façon importante la recherche dans des pays en développement dans le but d’améliorer la santé des personnes dans ces pays. Cette recherche, menée selon les plus hauts standards éthiques, s’attelle à apporter des bénéfices durables aux communautés impliquées dans le projet de recherche. Les questions éthiques sont cependant différentes de celles rencontrées dans les pays plus développés, souvent en raison de facteurs culturels, économiques, religieux ou encore sociopolitiques particuliers aux régions ou pays en question. Il existe des débats internationaux sur ce sujet et un certain nombre de rapports et de directives ont déjà été publiés qui tentent de mettre en place l’ensemble des devoirs, droits ou garanties permettant de s’assurer que ces standards éthiques sont respectés.
Le Trust a, pour sa part, établi ses propres directives pour les scientifiques et les projets de recherche entrant dans cette catégorie et qu’il finance. Parmi les points définis par cette directive, on peut citer : le projet de recherche doit répondre à des besoins de santé du pays en développement où la recherche sera conduite et apporter un bénéfice global pour la santé publique ; la manière de sélectionner les participants pour lesquels le consentement doit être individuel et informé, écrit, et obtenu après consultation de la communauté. La directive comporte également des alinéas relatifs aux participants mineurs ou aux adultes avec incapacité mentale, à l’utilisation secondaire des échantillons et des données recueillies, à la possibilité de retrait des participants à tout moment du projet, etc. (Pour plus d’information, voir http://www.wellcome.ac.uk/doc_wtd015295.html)
Mauvaise utilisation de la recherche
Il existe des inquiétudes grandissantes concernant l’utilisation des résultats de la recherche biomédicale à des fins terroristes. Ces questions reçoivent aujourd’hui une attention toute particulière aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Ainsi, le gouvernement britannique a fait passer deux lois en 2001 et 2002 permettant de renforcer ses pouvoirs et d’imposer des mesures de sécurité sur l’utilisation et le transfert de matériels et de technologies liés à la recherche en sciences du vivant. Plus récemment, deux conseils de recherche en charge du financement de la recherche britannique publique en sciences biomédicales et en biotechnologies et sciences biologiques, à savoir le MRC et le BBSRC, et le Wellcome Trust ont publié une déclaration jointe en septembre 2005 concernant la gestion des risques et la mauvaise utilisation associée aux activités financées.
Publication de la recherche et accès libre
Le Trust encourage activement le modèle d’accès libre pour la publication des résultats de recherche afin que ceux-ci soient disponibles aussi largement et rapidement que possible. Le Trust soutient un modèle selon lequel les utilisateurs auraient accès gratuitement aux articles publiés et les coûts de publication seraient pris en charge par les auteurs eux-mêmes. Le Trust propose d’augmenter les subventions allouées aux projets de recherche afin de couvrir ces coûts supplémentaires.
Deux études ont été commandées par le Trust portant sur les avantages et inconvénients d’un tel modèle et le Trust a maintenant arrêté sa position sur ce sujet. A partir du 1er octobre 2005, tous les scientifiques recevant une subvention Wellcome Trust devront déposer la dernière version de leurs manuscrits dans PubMed Central (une banque de données répertoriant tous les articles scientifiques publiés dans le domaine des sciences du vivant). Ces manuscrits tomberont dans le domaine d’accès libre au plus tard six mois après leur publication dans une revue spécialisée. Le Trust va même plus loin puisqu’ à partir du 1er octobre 2006, tous les scientifiques, quelle que soit la date à laquelle ils ont reçu leur subvention, devront se soumettre à cette pratique.
• Réponse à des consultations
Le Trust répond à un certain nombre de consultations extérieures. Parmi les dernières publications disponibles, on peut noter, en octobre 2005, la réponse à une consultation par le Department of Health (DH, Ministère de la santé) intitulée « Best Research for Best Health : A New National Health Research Strategy » ou encore une réponse à une consultation par l’UNESCO en décembre 2004 intitulée « UNESCO : Consultation on the Third Outline of a Text of the Declaration on Universal Norms on Bioethics ».
Le Wellcome Trust finance presque tous les domaines de la science biomédicale, depuis le monde biologique (des molécules à la cellule) jusqu’à l’infectiosité des maladies ou des vecteurs de maladies à travers le globe, en passant par la chimie des processus du vivant, la modélisation mathématique, la biologie structurale, moléculaire et cellulaire, clinique, physiologique, psychologique et épidémiologique, aussi bien que la santé publique. Pour rester fidèle à ses missions, le Trust finance la recherche dans tout domaine pouvant apporter des bénéfices à la santé humaine. En recherche clinique, le Trust finance des projets de recherche et soutient des cliniciens impliqués en recherche, mais également des infrastructures dédiées à la recherche clinique au sein des hôpitaux et des laboratoires de recherche à l’étranger (en particulier en Afrique et en Asie du Sud-est).
Le soutien financier distribué par le Trust ne connaît pas de frontières : actuellement, 3 000 chercheurs dans plus de 40 pays reçoivent des bourses. La majorité des bourses est allouée au sein d’institutions britanniques (90 %). Au cours des cinq dernières années, le Trust a alloué 2,4 milliards de livres (environ 3,6 milliards d’euros) destinés au soutien de projets de recherche, à des équipements ou une participation (partielle ou totale) à la construction ou la rénovation d’infrastructures, à des bourses ou salaires attribués à des personnels à différentes étapes de leur carrières, à des prix ou d’autres formes d’aides financières selon les besoins identifiés et spécifiques. Le critère majeur reste toujours l’excellence du dossier. Un nouveau type de soutien financier a été créé en juillet 2005 qui n’existe pas dans les thèmes de recherche traditionnels ; nommé Strategic Award, il s’agit d’un soutien flexible visant à faciliter la recherche et/ou la formation et destiné à apporter une valeur ajoutée à un groupe d’excellence.
Le Wellcome Trust finance la recherche majoritairement « à l’extérieur », c’est à dire au sein des institutions britanniques ou à l’étranger. Par ailleurs, et à moins grande échelle, le Trust dirige et gère ses propres projets et initiatives, à travers la recherche menée dans ses instituts : le Wellcome Trust Sanger Institute près de Cambridge est l’un des meilleurs centres mondiaux de séquençage et d’analyse du génome. La Wellcome Library possède l’une des plus grande collection de livres, manuscrits, images et films explorant la santé humaine et la médecine, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. Enfin, le Trust travaille en étroite relation avec la communauté enseignante scientifique et les médias pour faire entrer une vision de la science d’aujourd’hui au sein de différentes couches de la société.
Le Trust encourage des initiatives spéciales en collaboration avec d’autres organismes, qu’il s’agisse du gouvernement britannique (par exemple dans le cas de la construction du synchrotron Diamond) ou d’autres gouvernements (par l’intermédiaire de bourses de recherche collaborative internationales avec l’Australie ou la Nouvelle-Zélande), du secteur des industries pharmaceutiques ou d’autres associations caritatives.
3.1 Les domaines de recherche financés par le Wellcome Trust
L’attribution des financements est divisée en quatre secteurs, à savoir la recherche biomédicale, les sciences humaines médicales, le transfert de technologies et la diffusion de la culture scientifique.
3.1.1 La recherche biomédicale
Les domaines de compétences sont classés en cinq catégories :
• Immunologie et maladies infectieuses, comportant les études fondamentales, épidémiologiques, cliniques et de terrain des pathogènes, de la réponse de l’hôte, de la biologie des vecteurs et du développement de nouveaux médicaments et de vaccins à des étapes précoces.
• Populations et santé publique, mettant en œuvre la recherche mettant l’accent sur l’identification de facteurs de maladies et de qualité de vie au sein de différentes populations. L’objectif final est d’obtenir des preuves permettant de prendre les meilleures décisions en terme de santé publique et de soins de santé, et ainsi de déplacer les priorités depuis le traitement vers la prévention.
• Neurosciences et santé mentale, couvrant la recherche impliquant la totalité du système nerveux, à la fois sain et malade. Cela inclut les neurosciences cellulaire et cognitive ainsi que les propositions cliniques étudiant des maladies communes neurologiques, ophtalmologiques ou psychiatriques.
• Sciences physiologiques, enveloppant la recherche fondamentale et clinique sur les processus biologiques de la cellule, de l’organe, du système ou de l’animal dans son entier. Cela inclut les études cellulaires et moléculaires, les essais cliniques, les biologies mathématiques, la toxicologie et la physiologie intégrative.
• Molécules, gènes et cellules, couvrant la recherche en biologie fondamentale et sur les fonctions spécifiques des molécules, des gènes et cellules, leurs interactions et leurs rôles chez l’individu sain ou malade. Cela inclut les études fondamentales moléculaires et cellulaires, la biologie du développement, la biochimie, la biologie structurale, la génétique, la bioinformatique, la biologie mathématique et l’interface entre ces domaines et la chimie ou la physique.
3.1.2 Recherche en sciences humaines médicales
Le département des sciences humaines médicales est en charge de la promotion de la recherche et du renforcement des capacités dans les domaines de l’histoire de la médecine et de l’éthique biomédicale. Il alimente et rend compte des débats de la politique de recherche et tente d’éveiller la curiosité du public quant à l’impact de la science biomédicale sur les aspects sociétaux et historiques. Le programme d’éthique biomédicale comprend deux sous-programmes :
• UK Biomedical Ethics Grant Scheme vise à obtenir une large vision en éthique biomédicale en soutenant la recherche portant sur les conséquences des avancées de la science biomédicale aux plans social, éthique, juridique et politique. Ce programme se rattache à tous les secteurs de recherche soutenus financièrement par le Trust.
• Ethics of Biomedical Research in Developing Countries Grant Scheme : lancé en 2002, ce programme offre des possibilités de formation et de démarrage de projets de recherche. Les objectifs sont, en plus de ceux annoncés plus hauts, destinés à augmenter la capacité de recherche dans les pays en développement, notamment en renforçant le nombre d’experts capables de poser les questions éthiques soulevées par la recherche menée.
Le programme d’histoire de la médecine couvre l’ensemble des études historiques de tous les facteurs touchant l’expérience humaine ou animale dans les domaines de la santé ou de la médecine, sans restrictions géographiques ou temporelles.
3.1.3 Transfert de technologies
En raison des risques liés à la recherche fondamentale, en particulier le risque que les résultats d’une telle recherche ne deviennent jamais attractifs pour le secteur industriel, le Trust a mis en place un département de transfert de technologies afin de créer un lien entre la recherche fondamentale et les applications commerciales pouvant potentiellement en découler. Le Trust s’engage donc à jouer le rôle d’investisseur et à financer une recherche appliquée à des stades précoces s’il entrevoit que la recherche et l’innovation qui en découlent puissent atteindre le marché et ainsi répondre à un besoin, par exemple au plan des soins de santé. Il existe trois catégories de financements proposés par le Trust dans ce secteur :
• Transfer Awards (TAs)
Il s’agit de bourses destinées à répondre à une lacune de financement dans le processus de commercialisation de nouvelles technologies, en science biomédicale. Elles visent à renforcer les possibilités d’exploitation de la recherche à travers tout le secteur universitaire, à soutenir des projets dont la gestion est tenue par les investigateurs principaux en collaboration avec les bureaux de transfert de technologies. Ce prix peut également soutenir des projets pour lesquels collaborent plusieurs institutions.
• Strategic Translation Awards (STAs)
Tout comme les TAs, les STAs sont désignés pour établir un lien entre les lacunes de financement dans le processus de commercialisation de nouvelles technologies. Ils ciblent cependant des domaines stratégiquement importants pour le Trust ou peuvent être décernés pour des ressources en technologies apportant une valeur ajoutée à la recherche déjà financée par le Trust. Distincts des TAs, les STAs apportent une assistance dans la gestion de programmes et dans la recherche de partenaires corporatifs travaillant en parallèle avec les bureaux de transfert de technologies des institutions.
• Strategic Translation Awards in « Seeding Drug Discovery »
L’objectif est le développement de petites molécules se comportant comme des médicaments et qui pourraient servir de tremplin pour accroître la R&D dans des secteurs des biotechnologies ou industriels, dans des domaines médicaux existants ou à développer.
Le concept s’appuie sur une recherche multidisciplinaire par une équipe « sur mesure » et l’accent est mis sur la découverte de nouvelles molécules pouvant jouer le rôle de médicaments. En pratique, il s’agit d’externaliser la recherche pour rassembler les compétences et les ressources scientifiques ainsi que les consultants expérimentés du secteur industriel.
3.1.4 Promotion de la culture scientifique et collaboration avec le public
• Engaging science : programme de bourses attribuant annuellement 3 millions de livres (environ 4,5 millions d’euros) pour soutenir des projets étudiant la science biomédicale et son contexte social, culturel, éthique et historique.
• People Awards : soutien des activités telles que des événements, débats, expositions, projets d’art ou productions théâtrales. Les dossiers visant à accroître la prise de conscience de la médecine et des questions qui en découlent peuvent être déposés tout au long de l’année
• Society Awards : Activities est destiné à l’attribution de bourses pour des activités de grande envergure mettant l’accent sur les questions soulevées par la biomédecine et cherchant à accroître la prise de conscience du public quant aux impacts de la biomédecine sur la société. Les activités proposées n’ont pas de structure particulière et peuvent faire partie d’un projet de recherche universitaire.
_• Society Awards : Research soutient la recherche universitairevisantàaméliorerlanotiond’engagementaveclepublicdanslessciences biomédicales.
• Sciart : soutient et encourage les projets d’art expérimentauxetcréatifsétudiant les sciences biomédicales.
• Pulse :soutient les projets d’art menés par des jeunes et en rapport avec les sciences biomédicales.
3.2 Les différentes formes de financement
Le Trust offre des possibilités de financements variés dans chacun des domaines énoncés ci-dessus :
• projets de recherche : bourses de projets, d’équipements ou de programmes ;
• personnels chercheurs : voir tableau ci-dessous ;
• soutien aux étudiants n’ayant pas atteint le niveau de la licence par l’intermédiaire de prix ou d’aide à la formation sous forme de stage de 2 mois en laboratoire ;
• fellowship internationaux ;
• prix d’universités.
Les soutiens financiers sont disponibles au Wellcome Trust pour les chercheurs à des étapes clés de leur carrière, qu’il s’agisse de scientifiques conduisant une recherche fondamentale, clinique, vétérinaire ou en médecine tropicale. Les attributions se font sous la forme de bourses de formation ou de salaires à des stades intermédiaires ou séniors.

Il existe également d’autres catégories de financements attribués de façon complémentaire :
• Personnels de valeur : ce prix a pour but d’aider les universités à recruter des personnels de haut niveau, à aider leur progression de carrière et à retenir les personnels de recherche clés. Trente millions de livres sur cinq ans (environ 45 millions d’euros) ont été fléchés à cet effet. L’argent est d’utilisation libre et géré par l’université receveuse. Ce prix fait partie d’initiatives lancées par le Trust en conjonction avec la spending review du gouvernement britannique en 2002.
3.3 Initiatives spéciales • Le Wellcome Trust Genome Campus est le centre européen pour le séquençage et l’analyse du genome humain. Le campus abrite le Wellcome Trust Sanger Institute, l’un des meilleurs centres de recherche dans le domaine et le Wellcome Trust Conference Centre, centre de conférence de qualité.
• Traitement du paludisme : cette maladie qui tue près de trois millions de personnes par an à travers le monde est difficile à combattre. Dans les années 90, des chercheurs du Wellcome Trust établis en Asie du Sud-Est ont développé et testé un nouveau composé anti-malaria extrait d’une plante connue de la médecine chinoise et très répandue dans l’hémisphère Nord : la qinghaosu. L’utilisation d’artémisine (nom de la plante cultivée) a drastiquement réduit le taux de mortalité au Viêt-Nam et en Thaïlande. Artémisine est aujourd’hui largement utilisée en combinaison avec d’autres composés anti-malariens.
Une part importante de la mission du Trust consiste a promouvoir la connaissance des sciences biomédicales auprès du grand public afin de stimuler le dialogue entre les scientifiques et la société. Il finance ainsi un large programme impliquant le public et utilise divers supports pour délivrer l’information. Seul ou en collaboration avec d’autres organismes, le Wellcome Trust estime toucher annuellement près de 19 millions de personnes au Royaume-Uni, à travers l’ensemble des activités proposées (les ressources en bibliothèque et médiathèque, les publications variées, le site Internet, et les conférences-débats organisées …). Conformément à la volonté de Sir Henry, le Trust a également un budget consacré à l’histoire des sciences. Parmi les actions menées, on peut noter : • Engaging science : programme de financement de projets concernant les sciences biomédicales et leur contexte social. Ce programme s’élève à 3 millions de livres (environ 4,4 millions d’euros) ;
Par ailleurs, le Wellcome Trust subventionne plusieurs centres ou musées régionaux sur les sciences, tels Londres, Manchester, Dundee, Bristol, Glasgow, Birmingham ou encore Newcastle. La fondation a également subventionné la reconstruction d’un certain nombre de musées ou de salles d’expositions à travers le Royaume-Uni : Hunterian museum du Royal College de Londres, Roundhouse de Londres, Wellcome Wolfson Building à Londres qui abrite la British Association, le Dana Centre et une partie du Musée des Sciences.
6.1 La Wellcome library Elle couvre à la fois les sujets relatifs à l’histoire de la médicine et la science biomédicale contemporaine, et comporte des livres et des revues, mais également des images, films, vidéos ou archives. La bibliothèque permet aussi un accès en ligne à de nombreuses ressources incluant des bases de données bibliographiques et des journaux en ligne.
• Wellcome Windows : inspiré du travail mené par le Trust sur le génome humain et le paludisme, le designer sur textile écossais Timorous Beasties a imaginé 48 abat-jours montrant des mouches tsé-tsé, des tissus à motifs cachemire faits de germes variés ou encore des motifs caractéristiques faits de veines ou de fœtus humains … L’ensemble sera suspendu sous forme de double-hélice d’ADN sur une hauteur d’environ cinq mètres.
6.2 Le génome humain Le Wellcome Trust a établi deux organisations caritatives responsables d’activités sur le Wellcome Trust Genome Campus à côté de Cambridge : le Genome Research Limited (inscrit sous le numéro 1021457, responsable du Wellcome Trust Sanger Institute) et le Hinxton Hall Limited (inscrit sous le numéro 1048066, responsable du Wellcome Trust Conference Centre).
Au 30 septembre 2004, les dépenses du Trust sur l’année financière 2003/04 s’élevaient à 378 millions de livres (environ 560 millions d’euros), soit un budget total environ égal à celui du MRC. Sur ce budget, 251 millions de livres (environ 370 millions d’euros) ont été distribués sous forme de subventions à la recherche : 40 % attribués à des projets de recherche selon des critères d’excellence, 27,8 % en bourses et salaires aux chercheurs, 15,5 % pour l’aide à l’international, 11,3 % pour les infrastructures et équipements et 4,7 % aux sciences humaines du domaine biomédical et à la diffusion de la culture scientifique. Auteur : Dr Claire Mouchot Source : L’ensemble des informations ci-dessus peut être trouvé sur le site du Wellcome trust, www.wellcome.ac.uk
• Santé animale dans les pays en développement : cette initiative globale se concentre sur les maladies du bétail dans les pays en développement et son impact de ces maladies sur la santé et le bien-être humain. Trois millions de livres (environ 4,5 millions d’euros) ont été fléchés pour soutenir des projets mettant l’accent sur la diffusion de la culture scientifique ou des activités visant à renforcer la traduction des résultats de recherche en bénéfices pour la santé publique.
• Renforcement du capital : ces aides financières sont réservées à la construction ou la rénovation de bâtiments dont les projets tombent dans les secteurs de la diffusion de la culture scientifique, l’histoire médicale et les activités scientifiques.
• Prix stratégiques : ces soutiens financiers doivent faciliter la recherche ou la formation de personnel n’entrant pas dans les catégories proposées ailleurs, et apportant une valeur ajoutée notable au groupe en faisant la demande.
• Changements de populations et impact sur la santé publique : ce programme de soutien à la recherche d’une durée
• L’ Ensembl genome project est financé en majorité par le Trust et permet un accès libre à la séquence génomique et aux outils d’analyse de celle-ci via Internet. Le site propose les séquences de 12 organismes différents, montre la localisation des gènes sur les séquences et permet la comparaison entre les différents organismes.
• UK Biobank : projet ayant pour objectif de discriminer le rôle des facteurs génétiques et environnementaux dans le développement de maladies communes. Le nombre de volontaires devrait atteindre un demi million, permettant de constituer une base de données d’ADN, de détails sur les modes de vie et des informations médicales.
• Millenium seed bank : en 1997, le Trust attribuait une somme de 9,2 millions de livres (environ 13,5 millions d’euros) à ce projet visant à améliorer la conservation de la flore du monde entier. D’ici à 2010, la Seed bank devrait contenir environ 10 % des espèces sauvages de l’ensemble du globe.
• Diamond : le nouveau synchrotron, pour lequel le Trust aura contribué à hauteur de 110 millions de livres (environ 165 millions d’euros), devrait démarrer au début de l’année 2007. Cet équipement produit des rayons de lumière extrêmement pénétrant (ultra-violets et rayons-X) permettant d’étudier des structures atomiques et moléculaires.
• Cardiovascular research initiative : démarré en 1996, ce projet repose sur un exercice de consultation à grande échelle mené par la Wellcome Trust’s Unit for Policy Research in Science and Medicine (PRISM) et explore les forces et faiblesses connues ou anticipées dans le domaine cardiovasculaire.
4. Les avancées apportées par la recherche financée par le Wellcome Trust
• Contribution à la découverte du génome humain : le Wellcome Trust Sanger Institute a séquencé environ un tiers de la totalité du génome humain et s’est assuré que la séquence soit déposée dans le domaine public.
• Test diagnostique du Chlamydia : un test efficace, bon marché et rapide a été développé par les chercheurs financés par le Wellcome Trust pour détecter la présence de l’infection par la bactérie Chlamydia. La technologie pourrait potentiellement être utilisée pour le développement de tests pour le virus du SIDA, la tuberculose ou les hépatites B et C.
• Augmentation de la survie des enfants nés de façon prématurée : la découverte par un scientifique financé par le Trust que l’administration de stéroïdes chez la mère enceinte accélère le développement des poumons chez le fœtus a permis de sauver des vies d’enfants nés prématurés et est devenue pratique commune en obstétrique.
• Soutien aux enseignants : un des dix centres régionaux d’apprentissage de la science a été financé par le Wellcome Trust. Ces centres ont pour vocation d’offrir aux enseignants et techniciens la possibilité de découvrir de nouvelles approches d’enseignement de la science, les dernières avancées de la recherche et le partage des expériences avec les collègues.
• Infrastructures de recherche clinique au sein des hôpitaux : cinq de ces structures ont été financées par le Trust afin d’intensifier la recherche clinique et d’accélérer les processus de mise sur le marché de nouveaux produits et médicaments nécessaires pour l’amélioration de la santé publique.
• Psychothérapie pour le traitement de la boulimie nerveuse : la recherche financée par le Trust sur une thérapie comportementale et cognitive a permis de mettre au point un traitement pour lutter contre la boulimie nerveuse. Ce traitement de psychothérapie est maintenant reconnu et recommandé par le NICE (National Institute of Clinical Excellence) et a été instauré au sein du NHS (National Health Service).
• Découverte de l’implication du gène BRAF dans l’apparition de cancers mélanomes : en 2002, des chercheurs basés au Wellcome Trust Sanger Institute, en collaboration avec une équipe de l’Institute of Cancer Research, ont découvert que les mélanomes malins étaient souvent associés (dans 70 % des cas) à la mutation du gène BRAF. Le nombre de cas de ce cancer a doublé au Royaume-Uni au cours des dix dernières années. Environ 1 600 personnes en meurent chaque année.
• Possession d’anciens documents : la bibliothèque contient 8 000 manuscrits des pays occidentaux, 60 000 livres anciens, 16 000 travaux orientaux, 600 collections d’archives (incluant les archives de Sir Francis Crick, le co-découvreur de l’hélice de l’ADN), plus de 150 000 images et photos numériques et 600 000 travaux variés.
5. La diffusion de la culture scientifique
• Researchers in Residence : financé depuis 1997 conjointement par les Research Councils et le Wellcome Trust, ce programme propose à des étudiants en doctorat de rencontrer élèves et enseignants directement dans les écoles et collèges ;
• prix attribués pour des projets en histoire de la médecine, en éthique biomédicale et en communication vers le public ;
• concours annuel récompensant, en collaboration avec la revue New Scientist, un essai scientifique, ouvert aux étudiants doctorants pour faire connaître leur champ de recherche ;
• financements à de jeunes artistes qui travaillent sur les liens entre l’art et le domaine biomédical. Les œuvres sont alors présentées au Trust ou lors d’expositions aux Science Museum, British Museum ou TwoTen gallery.
L’European Collaborative for Science, Industry and Technology Exhibitions (Ecsite) est un projet européen de collaboration en réseau des différents musées et centres scientifiques d’Europe ; il permet à ses membres d’échanger des idées grâce à des réunions de partage des connaissances et de développer des projets communs de promotion de la science. Ecsite-UK, réseau britannique des centres et musées scientifiques, représente environ 80 institutions aussi variées que des centres scientifiques, musées, jardins botaniques, aquariums et zoos, tous impliqués dans la promotion des sciences et la découverte de notre environnement. Cette version nationale du réseau Ecsite a été développée en 2001 grâce au soutien financier du Wellcome Trust et de l’OST (Office of Science and Technology, sous la tutelle du DTI, Department of Trade and Industry, Ministère du commerce et de l’industrie). L’objectif est de défendre la science comme une ressource culturelle importante, de promouvoir les sciences et techniques auprès du public et d’établir une plateforme de dialogue entre le public et les spécialistes scientifiques. Par ailleurs, Ecsite-UK vise à soutenir le développement des musées et centres de science et découverte.
6. Sites Internet associés
La Wellcome Trust Medical Photographic Library reflète les passions diversifiées de Sir Henry Wellcome et offre plus de 160 000 images couvrant l’histoire de la médicine et l’histoire de la culture humaine depuis les premières civilisations à nos jours. Elle contient entre autres des photographies de peintures de bouddhistes tibétains, de manuscrits sanskrits anciens ou encore des enluminures perses. En rapport à la médecine plus moderne, la bibliothèque possède des images de grande qualité sur la recherche, les soins de santé ou les soins cliniques provenant d’hôpitaux, d’universités, de photographes indépendants, etc.
Le Trust organise de façon continue des expositions purement scientifiques ou des expositions d’art relatif à la science biomédicale dans le but d’informer, d’influencer ou de soutenir un dialogue avec le public concernant la politique de la science et sa mise en pratique. Parmi les expositions en place ou prévues pour l’année 2006, citons :
• Living and Dying : en place au British Museum, cette exposition a pour but de montrer comment les différentes sociétés et cultures à travers le globe font face aux dures réalités de la vie, la maladie ou la mort.
• A healing passion - Medicine in Glasgow Past and Present : débutant en 2006, cette exposition sera consacrée à la médicine à Glasgow, ses aspects historiques et contemporains et son impact sur notre vie.
Le site Internet fournit les informations clés concernant le génome humain et les gènes qui le composent, les aspects scientifiques, son rôle dans la santé et la médecine, ses impacts à l’échelon social.
Le Wellcome Trust s’engage à développer l’utilisation de la séquence du génome humain pour l’amélioration de la santé humaine et animale, en particulier à travers la Functional genomics development initiative. Par ailleurs, le Trust a lancé, seul ou en collaboration avec d’autres organismes, un certain nombre d’autres initiatives. Par exemple, UK Biobank est un projet de grande envergure co-financé par le Trust, le MRC et le Ministère de la santé et ayant pour objectif de créer le plus gros échantillon humain de personnes âgées de 45 à 69 ans afin d’étudier le rôle des facteurs environnementaux sur la santé et le développement de maladies.
7. Conclusion